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Gargantua, Jean de l'Ours et Amirani

 

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Jean de l’Ours, Gargantua et le Dénicheur d’oiseaux par Bernard Sergent, Editions Arma Artis.

C’est un travail immense, érudit, passionnant, qui intéresse particulièrement le thème de l’initiation, Gargantua étant, tout comme Ulysse ou Don Quichotte, un archétype de l’initié.

Trois mythes fondateurs sont ici rapprochés, celui d’Amirani, caucasien, celui de Jean de l’Ours, quasi universel, celui de Gargantua, très français. Cependant le thème des géants, demi-dieux ou dieux enchaînés est très classique et méritait une enquête approfondie à la recherche de la forme la plus archaïque du mythe.

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Communiquer avec son animal disparu

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Les animaux ont-ils une âme ? En tout cas ce livre apporte une réponse des plus claires : l’animal n’est pas ce robot sans âme lié par les seuls instincts, il est aussi une créature hybride avec laquelle l’humain entretient une multiplicité extraordinaire de relations qui l’engagent au plus profond de ce qu’il est et de ce qu’il croit être et pourquoi ne pas le dire l’animalité reste un horizon indépassable de notre humanité. Le lecteur pourra assister pas à pas aux étapes qui peuvent nous amener à retrouver le fil d’Ariane d’un dialogue avec nos compagnons passés dans l’Au-delà. A l’heure où l’homme inflige tant de souffrance aux animaux, de l’irrespect à la maltraitance et à la vivisection, ce livre se veut à la fois un témoignage et une défense sur le plan moral et métaphysique de nos amis les bêtes.

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Eugène Canseliet et Cimiez ou l'art du blason hermétique

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Dans son Alchimie expliquée, Eugène Canseliet rappelle qu'il se rendit avec Fulcanelli au couvent franciscain de Cimiez, sur les hauteurs de Nice, dont ensemble ils admirèrent les fresques énigmatiques, d'inspiration hermétique.

Nous pouvons situer l'équipée des deux alchimistes dans les années 1910: 1917? C'est l'année que nous avons en tête, sans pour autant disposer sous la main de référence précise.

Quoiqu'il en soit, il est curieux de constater que cette visite à Cimiez ne déboucha pas sur l'inclusion par Fulcanelli du monastère prestigieux, dont les superbes peintures de la fin du XVIIème siècle sont aujourd'hui menacées par l'humidité des murs et des coeurs, y compris celle de leurs locataires, - nous voulons bien ici parler des moines qui continuent de l'habiter, - ni dans son Mystère des Cathédrales, ni même dans ses Demeures Philosophales.

Canseliet, de son côté, écarta Cimiez de ses Deux Logis, et se contenta, pour l'essentiel, de nous donner dans son édition des Douze Clefs de Basile Valentin un "traité dans le traité", en commentant, généralement en note de bas de page, une dizaine de ces emblèmes.

Il fallut donc attendre 1977 pour qu'un de ses élèves, Séverin Batfroi, consacre à Cimiez son Alchimiques Métamorphoses, paru chez Guy Trédaniel. Cet ouvrage parut mécontenter son maître, pour une raison ou une autre.

Encore une fois, comment expliquer ces réticences successives? C'est ce que nous allons tenter de mettre en lumière brièvement, et bien entendu nous allons pour ce faire relier à ce mystère, grand ou petit, l'oeuvre de Julien Champagne.

Dans cette optique, je vais me concentrer non sur les fresques elles-mêmes, mais sur la croix séraphique de Cimiez, plus ancienne puisque remontant à la fin du XVème siècle (1477, vraisemblablement), et qui bien que presque unique en Europe, n'est évoquée ni par Canseliet, ni par Batfroi.

Cette croix fut paraît-il sculptée sur commande du frère franciscain Louis Terrini. Initialement, ce calvaire de marbre veillait sur le repos des frères franciscains, enterrés dans le cimetière de leur couvent, sur la place Saint-François, à Nice intra-muros.

Sous l'Empire, ce cimetière disparut, et, dégradée à la Révolution, la croix fut mise en lieu sûr par un particulier. En 1804, elle rejoignit Cimiez. Vandalisée en 1979, elle fut abritée dans l'église du monastère, et sa copie actuelle, un moulage, peut être vue sur la place, comme on peut le constater sur nos deux clichés.

champagne_seraphin_ipgLe calvaire est composé d'une croix tréflée gothique, posée sur une colonne torse. La face sud de la croix porte au centre un séraphin (ange) crucifié, aux traits christiques, qui rappelle la vision de Saint-François d'Assise sur le mont Alverne.

Dans le bras de droite, on remarque une représentation du saint. Dans le bras de gauche, une image de Saint-Louis de Toulouse, saint franciscain.

Au sommet, un pélican nourissant ses trois petits, symbole de l'amour-charité (le pélican est réputé donner sa vie pour sauver ses enfants, comme le Christ pour sauver les hommes).

La face nord de la croix porte au centre une représentation de la Vierge encadrée de Saint-Bernardin de Sienne et de Sainte-Claire, saints franciscains. Au sommet, le Sauveur portant le globe du monde. Au pied, les armes de la famille De May.

Enfin, au pied de la croix, les armes de la famille Sardina, qui contribua, comme les De May, au transfert et au rétablissement de la croix. 

Cette croix a fait l'objet d'un article anonyme paru dans le N°29 de la revue d'alchimie La Tourbe des Philosophes: Un labourant, la croix séraphique du monastère de Cimiez (ca 1987).

Mais quel rapport avec Julien Champagne, me direz-vous ? Ecoutons un autre disciple de Canseliet, Bernard Chauvière, auteur d'un Parcours alchimique à l'usage d'un opératif, où la croix séraphique figure en couverture, et dont je me permets de recommander l'ouvrage.

L'auteur répond, l'année de la parution de son livre,  aux questions d'Alkest, de La librairie du Merveilleux :

"A: Vous avez illustré vous même votre ouvrage avec de somptueuses planches "façon" Julien
Champagne, représentant divers sujets hermétiques; parmi ceux que j'ai pu voir il y avait la croix du monastère de Cimiez. Qu'est-ce qui vous a poussé à commenter et dessiner les motifs de ce "lieu magique" après Mr Canseliet?

BC: Lors d'une visite à Savignies, et alors que je montrais à Eugène Canseliet des photographies d'un tableau alchimique, et il m'a confirmé qu'il l'était bien, il m'a montré de grandes photographies de la croix de Cimiez, qui dataient des années 1920. Il m'a aussi dit que Julien Champagne en fit des dessins, et que cette croix était présente dans le Finis Gloriae Mundi de Fulcanelli."

Nous reviendrons sur le troisième livre, non paru, de Fulcanelli, mais en attendant il nous faut bien nous poser la question suivante: que sont donc devenus les dessins de Julien Champagne sur la croix séraphique de Cimiez ?

Voici donc sur Cimiez un document inédit, dont l'intérêt me semble double. D'une part, cet ex-libris provient d'un document qui me donne la certitude que dans le courant du XVIIème siècle le monastère a pu abriter en sa bibliothèque certain(s) ouvrage(s) d'alchimie, et d'un autre côté il me conforte dans l'idée que Fulcanelli et Julien Champagne n'ont sans doute pas inauguré la pratique des signatures en forme de blason hermétique.

Source : http://www.archerjulienchampagne.com/article-1992093.html

[Retour au livre]

 
Cimiez : Alchimie et Tradition par Bernard Chauvière

 

fresques_cimiez

L’alchimiste Schwaller de Lubicz, étudia ces fresques. En 1960 Eugène Canseliet évoque ces fresques dans son ouvrage d’alchimie "les 12 clefs de Basile Valentin". Aujourd’hui la chapelle est fermée au public en raison de l’état de dégradation avancé. Cet ouvrage commenté par un expert de l’Art majeur est donc le seul guide qui vous permettra de partir à la découverte de ce langage blasonné haut et fort selon les règles de la langue des oiseaux. 48 magnifiques illustrations commentées en font un véritable guide et sans doute le premier depuis les "demeures philosophales" de l’Adepte auquel il entend également rendre hommage ainsi qu’à son disciple Eugène Canseliet. Les phrases et les symboles qui accompagnent les fresques semblent prouver que les Franciscains du XVIIe siècle ne dédaignaient pas l’étude de la philosophie hermétique. Ils étaient d’ailleurs hommes d’études ainsi que le prouve le magnifique cadran solaire universel sur la façade sud, oeuvre du R.P. Ildefonse (1876)

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