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Quint-Essences
| Nouvelle approche de la Talvera |
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| Écrit par Dreue |
| Samedi, 18 Décembre 2010 11:49 |
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Contre culture et recherche littéraire : au coeur de l'écriture En 1967 est publié un poème de Jean Boudou intitulé «La Talvera» qui donne le titre également au recueil. Le poème commence ainsi : « C'est sur la talvera que se trouve la liberté ». Ce vers est repris à la dernière strophe et Jean Boudou y ajoute : « De lisière en lisière elle porte la vérité ». Un mot et deux vers assez énigmatiques (l'auteur restera lui-même silencieux à ce propos) qui ne cesseront de questionner et d'exciter l'imagination de la nouvellegénération. Mans de Breish chantera les poèmes de Jean Boudou et bien évidemment celui sur la talvera. Au mois de mars 1978 une communication sur la notion de talvera sera proposée au Séminaire de sociologie de la littérature occitane à Paris(École des Hautes Études). Le sociologue Yvon Bourdet assiste au séminaire. Au mois de décembre 1978, Yvon Bourdet publie L'Espace de l'autogestion entièrement basé sur la notion philosophique de la talvera. Un groupe d'animation (chant et danse) prendra bientôt le nom de La Talvera en région toulousaine. La même année où se déroule le colloque de Naucelle consacré à Jean Boudou (septembre 1985), apparaît à Béziers une collection poétique intitulée La Talvera. Une définition technique : Voici la définition que donne l'écrivain et prix Nobel Frédéric Mistral du mot talvera ou tauvera : « lisière d'un champ, partie que la charrue ne peut atteindre, où il faut tourner les bœufs ». Mistral ajoute une étymologie étrange sous forme d'un jeu de mots : taur-virar, soit taureau-tourner ! Il propose d'autres synonymes occitans « antarada, cance, capvirada, frontada, orièira, tornada, contorn et contornièra ». Parole paysanne, technique, concrète dont Yvon Bourdet donne dans son ouvrage la traduction française suivante : « tournière ou chaintre ». Mots quasiment tombés dans l'oubli. Ce qui dénote un certain mépris envers le monde paysan dans la conscience française et indique surtout la négation de toute idée philosophiquement porteuse qui ne serait pas issue du microcosme intellectuel parisien ou parisianisé.
Alain Boudou Contreculture : Ce néologisme est d'abord attribué au sociologue Theodore Roszak, qui publia en 1969 The Making of a Counter Culture. Des héritiers d' Heidegger considèrent les contre-cultures comme faisant partie du zeitgeist, des expressions de l'éthos, des aspirations et des rêves d'une population spécifique au cours d'une période donnée. Dans les « cultural studies », une contre-culture est une sous-culture partagée par un groupe d'individus se distinguant par une opposition consciente et délibérée à la culture dominante. Cette terminologie est fréquemment revendiquée par les acteurs de différents mouvements contre-culturels cherchant à dépasser leurs divisions stylistiques dans une lutte commune contre l'hégémonie culturelle.
Alain Santacrieu et la contrelittérature, un manifeste pour l'esprit. Contrelittérature est une revue fondée par Alain Santacrieu. Dès sa parution la revue se présente comme « à contre-courant de toutes les idéologies ». Elle prétend défendre une conception « contre moderne » de la littérature et rejette le nihilisme « égo-biographique » du roman contemporain. Elle se propose d'amorcer « un retour à l'origine ontologique de l'écriture ». Elle ne se veut pas un mouvement artistique mais un état d'esprit à la fois réactif et progressiste. Réactif, parce qu'il repose sur une anthropologie réaliste incluant le spirituel dans l'homme ; et progressiste, parce qu'il se fonde sur une positivité du temps. Le concept de « contrelittérature » a été exposé par Alain Santacreu dans un manifeste paru en annexe de son roman Les sept fils du derviche. C'est autour de ce texte germinatif qu'a été publié, en 2005, un ouvrage collectif, dirigé par Alain Santacreu, qui développe la notion de « contre littérature ». En désignant la « littérature » comme l'infrastructure idéologique de la modernité, l'herméneutique « contrelittéraire » s'ouvre aux domaines artistique, philosophique, politique et religieux . On enregistre d'abord une phase pérennialiste suivie, à partir de 2005, sous l'impulsion d'Alain Santacreu, d'une optique se revendiquant de la métaphysique chrétienne. Ces deux périodes constituent la première époque revuiste qui se clôt avec le numéro n° 21 (été 2008). Un autre cycle semble s'ouvrir, en février 2010, quand paraît, aux éditions L'Harmattan, un n°22 sous la forme d'une revue livre. L'essai d'Alain Santacreu, Au coeur de la talvera, qui vient de paraître aux éditions Arma Artis, avec une postface de Matthieu Baumier, marque la ligne de passage entre ces deux cycles. Revenir à l'ouvrage : Au coeur de la Talvera
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| Mise à jour le Jeudi, 10 Novembre 2011 18:57 |
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